Dans chaque récit entre deux protagonistes il convient de s’interroger : de qui sommes-nous le plus proche, du premier homme ou du second ?
Pourquoi est-il si difficile en tant que musulman de s’identifier aux personnes qui sont corrigées par Allah ? Alors que nous considérons cela comme des leçons et une guidance.
L’homme aux deux jardins est- il si différent de nous ?
18.32 Donne-leur l´exemple de deux hommes : à l´un d´eux Nous avons assigné deux jardins de vignes que Nous avons entourés de palmiers et Nous avons mis entre les deux jardins des champs cultivés.
18.33 Les deux jardins produisaient leur récolte sans jamais manquer. Et Nous avons fait jaillir entre eux un ruisseau.
Le récit commence en décrivant un homme qui possède deux jardins de vignes. Mais pourquoi mettre en évidence deux jardins parmi le reste pour finalement évoquer l’ensemble au verset 35 ?
Pour répondre à cette question, il faudra aller au-delà d’une simple lecture littérale.
Le Coran explore des dimensions plus profondes, notamment lorsqu’il aborde le sujet de la récolte et des fruits.
14.24 – N’as-tu pas vu comment Allah propose en parabole une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s’élançant dans le ciel ?
14.25 – Il produit à tout instant sa récolte, par la grâce de son Seigneur. Allah propose ses paraboles à l’intention des gens afin qu’ils s’exhortent.
D’un point de vue métaphorique, cela suggère que son esprit est également nourri par ces deux jardins et ce qui l’entoure.
18.34 – Et il y avait pour lui des fruits, alors il dit à son compagnon alors qu’il le contredisait :
Et celui-ci dialoguait avec un compagnon.
A travers la mention Wa Huwa Yuĥāwiruhu on comprend qu’ils échangeaient déjà et étaient en opposition.
C’est la même racine que les Hawāriyyūn de `Īsā. Ceux qui blanchissent pour purifier (en contraste avec la noirceur de l’obscurité).
Le compagnon devait probablement le confronter, le rectifier, le sermonner quant à son attitude ou sa croyance.
L’homme n’ayant pas apprécié lui répond :
[…] Moi, je suis plus prospère que toi en richesses et plus puissant en effectif. »
L’homme à qui Dieu a tout donné (sauf la sagesse) utilise un procédé rhétorique ad personam pour justifier son refus de suivre l’exhortation de son compagnon. Ainsi il s’attaque à la situation de son compagnon et le rabaisse, en faisant preuve de mépris pour démontrer que son avis, autant que sa vie, n’ont de valeur : « Je possède plus de biens que toi, et je suis plus puissant que toi grâce à mon clan (famille/enfant) ». C’est-à-dire « comment ta perception/ta vision pourrait être valable alors que Dieu ne t’a rien donné ?) il fait preuve de mépris pour tourner en dérision.
On peut dire qu’il se considère comme un privilégié, conformément à la vision religieuse de la prédestination, où il se croit « élu par Dieu » et se sent en sécurité grâce à ses possessions.
Au fond pourquoi les gens souhaitent être riches ? Pour être à l’abri du besoin, pour être autosuffisant. Et en fin de compte, se libérer de sa dépendance à Dieu.
Et, dans un excès absolu de confiance, il lui réplique en exposant son immense jardin « qu’il ne voit pas comment tout cela pourrait disparaître (v35) ni à quel moment cela se produirait (v36).
Mais comme tout bon croyant en l’élection divine, il pense que ce qui l’attend auprès de Dieu sera digne de son statut (v36).
18.35 – Il entra dans son jardin, injuste envers lui-même/en propagateur d’obscurité pour lui-même, et dit : « Je ne pense pas que ceci puisse jamais périr,
18.36 – et je ne pense pas que l’Heure survienne. Et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai quelque chose de mieux que cela en retour « .
18.37 – Son compagnon lui dit, tout en conversant avec lui : « As-tu dénié Celui qui t’a créé de terre, puis d’une goutte de sperme, puis t’a donné forme humaine ?
Comment peut-il croire à son Seigneur (Mon Seigneur) mais ne pas croire en l’heure ?
C’est donc qu’il y avait une erreur dans son dogme.
En réalité il croyait bien en Sa rencontre (si on me ramène vers) mais ne croyait pas qu’il allait rendre compte de ses actions (l’heure des comptes).
20.15 – L’Heure va certes arriver. Je la cache à peine, pour que chaque âme soit rétribuée selon ses efforts.
Le compagnon lui dit ensuite qu’il a fait du kufr (fait l’ingrat/dénié) envers celui qui l’a créé de terre puis d’une goutte de sperme.
Afin de lui faire prendre conscience qu’il se comporte avec un sentiment de supériorité, le compagnon lui rappelle qu’il n’a pas toujours été éminent (créé de terre), et que contrairement à ce qu’il pense ce n’est pas un dû (Et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai certes meilleur lieu de retour) mais une faveur que Dieu lui fera en fonction de ses actes (v46 et v49)
Dans ce contexte, le kufr est assimilé à l’ingratitude et au refus de reconnaitre les signes, et contraste avec la gratitude envers Dieu pour ce qui lui revient légitimement.
14.34 – Il vous a donné de tout ce que vous Lui avez demandé. Et si vous comptiez les bienfaits d’Allah, vous ne sauriez les dénombrer. L’Homme est vraiment très injuste, très ingrat.
Faire preuve de gratitude à la fois pour les biens physiques qui nous sont accordés mais également reconnaître la vérité ou une chose qui revient de droit à Dieu : notre redevabilité / dîn. En outre c’est réexaminer notre croyance, et notre comportement pour être en harmonie avec les asmâ أَسْمَاءُ que Dieu nous a conférés.
18.38 – Quant à moi, c’est Allah qui est mon Seigneur ; et je n´associe personne à mon Seigneur
C’est Allah qui le protège et non ses biens ou son dogme.
L’homme a fait du shirk en considérant ses biens et sa famille comme garant de sa sécurité et de son statut (v43 et 44).
18.39 – En entrant dans ton jardin, que ne dis-tu : « Ce qu’Allah a voulu. Nulle force sinon par Allah ». Si tu me vois moins pourvu que toi en biens et en enfants,
Maurice Gloton propose une autre interprétation du texte en considérant le « ma » comme une particule interrogative, à l’image du 101.2, ce qui apporte une deuxième lecture intéressante.
Qu’est-ce qu’Allah a voulu ?
« Ce qu’Allah a voulu ! » ou « ce qu’Allah a voulu ? »
Comme s’il s’agissait d’une question rhétorique visant à s’interroger : est-ce que ma volonté est alignée avec celle de Dieu ? Ma perception est-elle en adéquation avec ce que Dieu attend de moi ?
« Ceci est la volonté d’Allah ! » ou « ceci est la volonté d’Allah ? »
Dans tous les cas l’homme lui rappelle que c’est grâce à Allah qu’il a obtenu tout ça : aie de la reconnaissance (en opposition au kufr)
Ce n’est pas parce que Allah m’a moins pourvu que toi maintenant (en termes de biens/enfants) qu’Il ne me donnera pas mieux plus tard -> réécriture totale de son logiciel (il n’y a pas d’élu).
Et à nous également de revoir le nôtre : revoir le monde avec la lecture du Coran.
On voit quelqu’un d’heureux et avec beaucoup d’argent on pense que Dieu l’a favorisé.
On voit un homme avec une longue barbe parler avec assurance de religion on pense qu’il est pieux et que Dieu l’a guidé.
Or ce n’est qu’apparence et c’est temporaire. C’est la leçon de ce récit. Il faut réécrire notre logiciel.
18.40-41 – il se peut que mon Seigneur me donne mieux que ton jardin, et que, du ciel, Il envoie sur lui une calamité, et que son sol devienne glissant, ou que son eau tarisse de sorte que tu ne puisses plus la retrouver ».
Formalisation de l’avertissement qui arrivera indubitablement s’il ne réforme pas son comportement (s’il ne réécrit pas son logiciel). Il se doit de corriger les aspects problématiques de sa croyance et de son comportement qui sont évoqués dans les versets 35 à 39.
18.42 – Et sa récolte fut détruite et il se mit alors à se tordre les deux mains à cause de ce qu’il y avait investi, cependant que ses treilles étaient complètement ravagées. Et il disait : « Que je souhaite n’avoir associé personne à mon Seigneur ! ».
Destruction de ses biens mais aussi de ses certitudes, celles sur lesquelles il a bâti sa vision.
Non seulement il n’y a pas « d’élu », et ni sa richesse ni son clan (v44) ne l’ont protégé de la catastrophe (seul Allah pouvait le protéger v44). Tout ce qu’il a investi par ce biais est parti en fumée car il avait construit sa vision sur des fondations éphémères et instable (v7/8 et 45/46).
Ce récit est une remise en question du sentiment de sécurité de manière générale, que ce soit lié à la possession de biens ou à un dogme.
Il ne faut pas s’arrêter à l’exemple cité mais chercher à élargir la perspective. La référence à la prédestination est un point dogmatique. L’homme pensait qu’il était dans la vérité et pensait être protégé par celle-ci. (Et il ne put se secourir lui-même.)
Dieu utilise des exemples (v54) pour nous aider à comprendre les sagesses et les principes fondamentaux qui peuvent être appliqués à d’autres situations. Il faut en tirer des leçons et les utiliser comme guides, pour ajuster notre propre cheminement spirituel et moral.
18.54 – Et assurément, Nous avons déployé pour les gens, dans ce Coran, toutes sortes d´exemples. L´homme cependant, est de tous les êtres le plus grand disputeur
On peut élargir à se sentir en sécurité grâce à son dogme tout court.
C’est à la fois son dogme ainsi que son orgueil qui ont empêché toute remise en question et l’ont égaré. Tout comme Iblis qui a refusé d’écouter parce qu’il se pensait supérieur (v50).
C’est une erreur de considérer que ce verset 42 ne nous concerne pas simplement parce qu’on est musulman.
On a tous vécu des moments où nos convictions semblaient inébranlables, on pensait être dans le vrai, on était sûr de nous. Et pourtant, on a vu notre perspective s’effondrer.
Et si ça n’est pas le cas, que tu penses être fermement ancré dans la vérité et que tu te sens en sécurité dedans, tu pourrais être dans la situation exactement décrite, où ton propre jardin pourrait être menacé de destruction. Cela peut tout aussi bien se produire dans cette vie que dans l’au-delà au du jour du jugement.
En tant que croyant, il est essentiel de rester humble et ouvert à l’apprentissage, à l’évolution de notre compréhension spirituelle. La recherche de la vérité et la remise en question de nos croyances nous permettent de cultiver un jardin intérieur plus en harmonie avec la réalité divine.
Dans le récit, l’homme est persuadé que tout ira bien pour lui dans cette vie et qu’il retrouvera mieux dans la suivante, tant qu’il reste dans sa croyance (celle en la prédestination).
Il ne croit pas que l’heure se tienne, l’heure du jugement, l’heure des comptes.
C’est-à dire il rejette la notion de l’heure du jugement, où ses actions seront évaluées pour déterminer son destin. Selon lui, il n’y aura pas véritablement de jugement ou celui-ci ne n’installera/ne durera pas pour son cas puisqu’il est élu par sa croyance et destiné au paradis.
Ce que Dieu rectifie (v49-50)
18.48 – Et ils seront présentés en rangs devant ton Seigneur. « Vous voilà venus à Nous comme Nous vous avons créés la première fois. Pourtant vous prétendiez que Nous ne remplirions pas Nos promesses ».
18.49 – Et on déposera le livre (de chacun). Alors tu verras les criminels, effrayés à cause de ce qu´il y a dedans, dire : « Malheur à nous, qu´a donc ce livre à n´omettre de mentionner ni pêché véniel ni pêché capital ? » Et ils trouveront devant eux tout ce qu´ils ont œuvré. Et ton Seigneur ne fait du tort à personne
Rien n’est écrit d’avance pour les gens et personne ne sait quelle sera ses actions dans l’avenir. (personne ne sait ce qu’il acquerra demain)
31.34 – La connaissance de l’Heure est auprès d’Allah ; et c’est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice ; et Il sait ce qu’il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu’il acquerra demain, et personne ne sait dans quelle terre il mourra. Certes Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur.
Comme la majorité des croyants, il a placé son dogme au-dessus de ses actes. Or ce n’est pas un critère d’éligibilité au paradis. Puis il a associé son dogme à Dieu.
C’est exactement le cas des musulmans qui se permettent de semer la corruption sur terre car leurs savants leur promettent le paradis à la seule condition qu’ils se maintiennent dans leur dogme à eux. (« Tant que tu restes dans le groupe sauvé des Ahl As-Sunna wa al Jamâ`a c’est bon t’es en sécurité »)
La promesse que leurs méfaits, aussi nombreux soient-ils, seront effacés en échange de quelques rituels ou, dans le pire des cas, d’un passage en enfer. Mais avec la certitude d’en ressortir pour rejoindre le paradis.
Dieu a pourtant réfuté ce point « le feu ne nous touchera qu’un certain temps » en 2.81.
2.80 – Et ils ont dit : « Le Feu ne nous touchera que pour quelques jours comptés ! » Dis : « Auriez-vous pris un engagement avec Dieu – car Dieu ne manque jamais à Son engagement ; – non, mais vous dites sur Dieu ce que vous ne savez pas ».
Réfutation d’Allah :
2.81 – Bien au contraire ! Ceux qui font le mal et qui se font cerner par leurs péchés, ceux-là sont les gens du Feu où ils demeureront éternellement.
Mais ça n’a pas arrêté les « `ulamâ » qui ont décidé de reprendre le concept et d’y ajouter leur touche personnelle « la shahada implicite ». Une forme d’élection divine transmise par les parents.
Celui qui est né de parents musulmans est promis au paradis, si ce n’est qu’il n’ait apostasié ou associé selon leurs termes, et ce peu importe ses actions et ses péchés.
18.51 – Je ne les ai pas pris comme témoins de la création des cieux et de la terre, ni de la création de leurs propres personnes. Et Je n´ai pas pris comme aides ceux qui égarent
Ce n’est pas ça croire en l’heure des comptes. C’est croire que chacun sera jugé en fonction de ses actes.
Croire en la promesse des savants (réfutée par Dieu) à la place de celle de Dieu qui dit clairement que les actes compteront, c’est exactement la description de l’association.
Et au jour du jugement il sera vain de chercher sécurité auprès d’eux et de les appeler en disant « j’ai suivi à la lettre tout ce que vous me disiez où est votre promesse ? »
18.52 – Et le jour où Il dira : « Appelez ceux que vous prétendiez être Mes associés ». Ils les solliciteront ; mais eux ne leur répondront pas, Nous aurons placé entre eux une vallée de perdition.
Quant à l’homme, il a finalement réalisé son erreur : Et il disait : « Que je souhaite n´avoir associé personne à mon Seigneur ! »
18.43 – Aucune troupe ne pouvait le secourir, en dehors de d’Allah : il ne fut pas secouru.
Seul Dieu pouvait le sauver à la seule condition qu’il se réforme.
Le compagnon illustre ici le rôle du nabî, à l’image de Nuh, en avertissant l’homme d’un possible danger. Danger qui en réalité est inéluctable à moins d’une intervention divine. Et celle-ci n’aura lieu que si les peuples prennent en compte l’avertissement et se réforment.
13.11 – […] En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant qu’ils ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes […]
Le cataclysme ne survient pas seulement en tant que punition mais également pour rétablir l’équilibre choses. Les peuples ayant transgressé les limites et entraîné un déséquilibre majeur dans l’ordre moral. Une « purge » est nécessaire pour permettre un nouveau départ où les leçons du passé peuvent être apprises et où de meilleures actions peuvent être entreprises.
18.55 – Qu´est-ce qui a donc empêché les gens de croire, lorsque le guide leur est venu, ainsi que de demander pardon à leur Seigneur, si ce n´est qu´ils veulent subir le sort des Anciens, ou se trouver face à face avec le châtiment.
18.56 – Et Nous n´envoyons les messagers que pour annoncer la bonne nouvelle et avertir. Et ceux qui ont nié disputent avec de faux arguments, afin d´infirmer la vérité et prennent en raillerie Mes signes ainsi que ce dont on les a avertis.
Ainsi le cataclysme peut être évitée si les peuples se réforment par eux-mêmes. Cependant s’ils refusent de changer, la purge arrivera pour que le cours naturel des choses puisse reprendre et permettre ainsi à d’autres générations de retrouver un environnement sain pour accomplir de bonnes actions.
18.59 – Et voilà les villes que Nous avons fait périr quand leurs peuples commirent des injustices et Nous avons fixé un rendez-vous pour leur destruction.
Par conséquent, il ne s’agit pas seulement d’une catastrophe naturelle que seul Allah peut empêcher, comme le suggère Ajamî. Bien que cela en fasse partie, il y a une dimension plus large qui s’inscrit dans un plan global visant à rétablir l’équilibre, à harmoniser et à réinitialiser lorsque cela est nécessaire. Ce plan est mis en œuvre selon un timing et un plan décidé par Allah.
18.44 – Il n’est de protection qu’en Allah, le Vrai. Il est le meilleur en récompense, et le meilleur en résultat.
Aucun dogme ne saura te protéger. Ni savant ni aucun groupe, aussi majoritaire et puissant soit-il. La seule protection est en Dieu.
Dieu rappelle aux gens du monopole, méprisant l’individu solitaire qui ne possède pas de jardin cultivé et n’appartient pas à un clan (il est seul tandis que l’autre groupe est fort), qu’il se peut que leur « jardin » entretenu pendant des siècles et bénéficiant des semis de milliers d’hommes, ne devienne glissant ou aride et disparaisse à jamais. Et qu’on donne à l’individu seul quelque chose de meilleur que leur jardin.
Le défaut mis en évidence est l’arrogance ainsi que le sentiment de supériorité lié à l’appartenance à un groupe.
Si Demain, un croyant vient voir un savant sunnite pour lui dire de revenir à Dieu, comment réagira-t-il ? Exactement comme l’homme au jardin.
« On est plus nombreux et plus instruits. Ça fait 1400 ans que notre croyance produit des fruits
Toi ça fait 10 ans que tu existes et t’es tout seul. Quel est ton fruit (connaissance) sur ça et ça ?
Le sunnisme existe depuis le début et tu crois qu’il va disparaître ? »
C’est exactement ce qu’ont vécu les messagers. Seuls face à la majorité, remettant en question des siècles de tradition transmise par les ancêtres.
10.78 – Ils dirent : « Est-ce pour nous écarter de ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres que tu es venu à nous, et pour que la grandeur appartienne à vous deux sur la terre ? Et nous ne croyons pas en vous ! »
2.170 – Et quand on leur dit : « Suivez ce que Dieu a fait descendre », ils disent : « Non, mais nous suivrons les coutumes de nos ancêtres. » – Quoi ! et si leurs ancêtres n’avaient rien raisonné et s’ils n’avaient pas été dans la bonne direction ?
Croire que parce que on appartient à un dogme on va à aller au paradis.
Et croire que si on en sort on va aller en enfer.
C’est créer un sentiment de sécurité et une vérité absolue à travers ce dogme.
Or on ne doit se sentir en sécurité qu’en Dieu.
18.45 – Propose-leur l’allégorie de la vie d’ici-bas : elle est semblable à une eau que Nous avons fait descendre du ciel ; la végétation de la terre s’est mélangée à elle, puis elle est devenue de l’herbe desséchée que les vents dispersent. Allah est, sur toute chose, Dominant.
18.46 – Les biens et les enfants sont l´ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes œuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et [suscitent] une belle espérance
18.47 – Le jour où Nous ferons marcher les montagnes et où tu verras la terre nivelée et Nous les rassemblerons sans en omettre un seul.
18.48 – Et ils seront présentés en rangs devant ton Seigneur. « Vous voilà venus à Nous comme Nous vous avons créés la première fois. Pourtant vous prétendiez que Nous ne remplirions pas Nos promesses ».
18.49 – Et on déposera le livre (de chacun). Alors tu verras les criminels, effrayés à cause de ce qu´il y a dedans, dire : « Malheur à nous, qu´a donc ce livre à n´omettre de mentionner ni pêché véniel ni pêché capital ? » Et ils trouveront devant eux tout ce qu´ils ont œuvré. Et ton Seigneur ne fait du tort à personne
18.50 – Et lorsque Nous dîmes aux Anges : « Asjudū Li Adam », ils sajadū, excepté Iblis qui était du nombre des djinns et qui se révolta contre le commandement de son Seigneur. Allez-vous cependant le prendre, ainsi que sa descendance, pour alliés en dehors de Moi, alors qu’ils vous sont ennemis ? Quel mauvais échange pour les injustes !
18.51 – Je ne les ai pas pris comme témoins de la création des cieux et de la terre, ni de la création de leurs propres personnes. Et Je n´ai pas pris comme aides ceux qui égarent
18.52 – Et le jour où Il dira : « Appelez ceux que vous prétendiez être Mes associés ». Ils les solliciteront ; mais eux ne leur répondront pas, Nous aurons placé entre eux une vallée de perdition.
18.53 – Et les criminels verront le Feu. Ils penseront donc y tomber, et n’en trouveront pas d’échappatoire
Fažannū en référence au v35 et v36
18.54 – Et assurément, Nous avons déployé pour les gens, dans ce Coran, toutes sortes d´exemples. L´homme cependant, est de tous les êtres le plus grand disputeur
18.55 – Qu´est-ce qui a donc empêché les gens de croire, lorsque le guide leur est venu, ainsi que de demander pardon à leur Seigneur, si ce n´est qu´ils veulent subir le sort des Anciens, ou se trouver face à face avec le châtiment.
18.56 – Et Nous n´envoyons les messagers que pour annoncer la bonne nouvelle et avertir. Et ceux qui ont mécru disputent avec de faux arguments, afin d´infirmer la vérité et prennent en raillerie Mes signes ainsi que ce dont on les a avertis.
18.57 Quel pire injuste que celui à qui on a rappelé les signes de son Seigneur et qui en détourna le dos en oubliant ce que ses deux mains ont commis ? Nous avons placé des voiles sur leurs cœurs, de sorte qu´ils ne comprennent pas, et mis une lourdeur dans leurs oreilles. Même si tu les appelles vers la bonne voie, jamais ils ne pourront donc se guider.
18.58 Et ton Seigneur est le Pardonneur, le Détenteur de la miséricorde. S´il s´en prenait à eux pour ce qu´ils ont acquis. Il leur hâterait certes la correction. Mais il y a pour eux un terme fixé contre lequel ils ne trouveront aucun refuge.
18.59 Et voilà les villes que Nous avons fait périr quand leurs peuples commirent des injustices et Nous avons fixé un rendez-vous pour leur destruction.
Pour aller plus loin dans la symbolique des deux jardins :
Un janna c’est une source cachée qui génère des choses accessibles (fruits, idées).
Le jardin nourrit physiquement mais aussi spirituellement.
2 inspirations par lesquelles on nourrit notre croyance.
« 2 jannât / 2 inspirations provenant de a`nāb »
Qui représente la dualité :
Le bon (venant de Dieu) et le mauvais (venant de Sheytan, de l’homme).
16.67 – Des fruits des palmiers et des vignes a`nāb, vous retirez une boisson enivrante et une bonne subsistance. En cela, il y a bien un signe pour des gens qui comprennent.
D’un côté le rizq provenant d’Allah.
Et de l’autre ce que l’homme en fait. C’est-à-dire son intervention visant à faire fermenter / modifier / transformer un produit pur.
4.79 – Tout bien qui t’atteint vient de Dieu. Tout mal qui t’atteint vient de toi-même. Nous t’avons envoyé aux gens comme messager. Dieu suffit comme témoin.
Et n’incombe à l’homme que de choisir exclusivement la bonne nourriture (sur laquelle le nom d’Allah a été prononcé)
Et de ne pas prendre celle qui a été pollué d’une quelconque façon
Les 2 ont certes été arrosés de la même eau mais leur nourriture n’est pas semblable.
13.4 – Il y a sur terre des parcelles voisines, des jardins de vignes, des cultures, des palmiers groupés et non groupés, arrosés d’une même eau, mais Nous favorisons les uns par rapport aux autres pour la nourriture. En cela il y a bien des signes pour des gens qui comprennent.
« Entourés de palmiers »
Ce qui délimite son dogme. Ce qui fait qu’il peut exclure ou inclure.
« Nous avons mis entre les deux jardins des champs cultivés »
Tout ce que les gens ont produit autour en puisant dans les 2 jannât, ce qu’ils ont cultivé au fil des années. Entre les deux, l’entre deux c’est-à-dire en s’imprégnant de l’un et l’autre.
« Les deux jardins produisaient leur récolte sans jamais manquer »
Les 2 inspirations bonnes ou mauvaises, produisaient leurs résultats.
Tout comme l’arbre interdit, l’arbre de Zaqqūm, apportent leur nourriture (37.66)
« Nous avons fait jaillir entre eux un ruisseau »
La source de vie de toute chose. La source d’inspiration.
« Et il avait des fruits »
Fruit = résultat, ce qui résulte (action ou connaissance)
Fruits de son dogme
Le tout est à l’origine bien distinct, l’eau est l’eau, et les plantes sont les plantes.
La source (l’eau) n’est pas égale aux végétaux.
Ce n’est que par la suite qu’ils se mélangent.
18.45 – Propose-leur l’allégorie de la vie d’ici-bas : elle est semblable à une eau que Nous avons fait descendre du ciel ; la végétation de la terre s’est mélangée à elle, puis elle est devenue de l’herbe desséchée que les vents dispersent. Dieu est, sur toute chose, Dominant.
C’est pour cela que Dieu dit qu’il rentre dans son jardin. (v35)
Le tout ne forme plus qu’un dans son esprit. (Je ne pense pas que ceci…)
Tout est mélangé, Le bon, la fermentation par l’homme, et la source des deux.
Il a associé l’eau qui provient d’Allah (la source divine) aux fruits de sa réflexion qu’il a lui-même cultivé (ses treilles). Ce qui existait grâce à l’eau, à l’eau elle-même.
Or si la source divine disparaît, tout ce qu’il a construit autour disparaîtra. Et ça il n’en avait pas conscience.
C’est exactement le cas du sunnisme, qui dans son dogme, a mélangé la bonne inspiration provenant du Coran et la mauvaise inspiration provenant des hadiths.
Et qui est ensuite présenté comme équivalent au ruisseau. Ils ont associé leur dogme à la source tout comme l’homme avait assimilé sa croyance à la réalité. Et une fois que la source disparut il ne lui resta plus rien.
Pensent-ils que si la Parole de Dieu disparaissait de sorte à ce qu’ils ne la retrouvent plus (dans leur dogme) leur dogme restera stable et persistera ? Non il deviendra de l’herbe desséchée qui s’effritera au fil du temps et qui sera dispersée par les vents.
Les prémisses sont déjà là. Lors des prêches la Parole de Dieu est à peine citée, ou traduit frauduleusement. L’essence du Coran a été enseveli sous des strates de tradition.
Engendrant un dogme qui assèche les cœurs et donne des fruits amers. En manque d’eau les cœurs se durcissent.
Le vrai est associé au faux et l’homme ne distingue plus le bon du mauvais.
La Mauvaise inspiration trouble sa perception et amène à une mauvaise compréhension et à un mauvais comportement.
Penseront-ils toujours, à propos de leur dogme « je ne pense pas que ceci puisse disparaitre » ni que l’heure (de rendre des comptes à son sujet) survienne ?
17.80 – Et dis : « Ô mon Seigneur ; fais que j’entre par une entrée de vérité et que je sorte par une sortie de vérité ; et accorde-moi de Ta part, un pouvoir bénéficiant de Ton secours ».
17.81 – Dis : « La vérité est venue, et le faux a disparu. Car le faux est voué à disparaître ».
nices!! 17Le rôle d’Adam dans notre évolution
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